29 mars 2009
28 Mars - Maison !!
Un dernier repas dans le quartier chinois près de l'hôtel avant de prendre le chemin de l'aéroport.
Les anecdotes linguistiques m'auront poursuivi jusqu'au bout, puisqu'au moment de régler la note de l'hôtel la fille de la réception me demande mon "cooode".
Mais avant de continuer, quelques précisions pour mieux comprendre le contexte : en Australie, l'identification par code secret lors d'un paiement par carte n'est pas universelle, certains commerçants présentent une facturette à signer. En arrivant à l'hôtel, la réceptionniste m'avait demandé ma carte de crédit pour le montant des deux nuitées, mais uniquement à titre de garantie, le montant n'a pas été débité.
Donc, après avoir demandé ma note :
"Do you have your cooode?"
Pensant qu'elle parlait du code de ma carte, je lui réponds que j'ai effectivement un PIN-code.
"Can I have your cooode?" (dit-elle en me montrant la facture. Là, je pense qu'il s'agit d'un code d'accès à l'hôtel ou à la chambre)
"Euh... sorry, I didn't receive a code"
"But I need your cooode"
"Brztschwintl?"
"Yes, your cooode to cancel the pre-authorisation" (en me montrant la facturette de garantie).
"Ahhh, my card!!"
"Yes, your cooode"
Et nous voilà en route pour l'aéroport à bord d'un taxi suffisamment grand pour nous accueillir nous-mêmes et nos bagages. Toujours une petite appréhension au moment de l'enregistrement, sachant que nous dépassons presque systématiquement le poids maximum autorisé. Mais là une autre surprise nous attend. La première hôtesse du comptoir d'enregistrement à qui nous nous présentons demande à peser les bagages à main. Un sac chacun, le mien fait 13 kg, celui de Pong un peu moins de 10 et les sacs à dos des enfants un peut moins de 3 kg chacun. Le poids maximum est de 7 kg par bagage et elle exige que je vide le mien ainsi que celui de Pong. J'essaie de lui expliquer qu'à nous 4 nous sommes aux 28 kg réglementaires, mais elle a décider de faire du zèle et ne veut rien savoir.
Demi-tour, transvasement des contenus des différents sacs pour avoir 4 sacs de 7 kg chacun et nous voilà repartis pour une nouvelle tentative d'enregistrement, qui cette fois aboutit auprès d'une hôtesse elle aussi professionnelle, mais souriante et compréhensive : mon sac dépassait encore un peu, j'ai mis l'appareil photo autour du cou et c'était bon (elle m'a regardé en souriant - je suppose qu'il s'agit comme d'habitude d'un réglement qui embête tout le monde et qui a été pondu par un bureaucrate dont la seule vision du monde réel qu'il possède est celle que lui offre l'équivalent australien de TF1). Le reste des bagages, 113 kg au lieu des 80 autorisés, mais ça passe sans problème.
L'aéroport de Sydney donne l'impression d'une belle pagaille :
- Ils ne savent pas enregistrer deux vols à la fois, il faut attendre la fin du vol précédent et l'affichage de son propre vol.
- La fiche de renseignement pour l'immigration n'est pas fournie au comptoir d'enregistrement comme dans d'autres aéroports en Asie, mais au moment d'entrer dans la zone exiguë du contrôle des passeports, avec une petite planche le long du mur pour les 100 personnes présentes en même temps et dont les 2/3, par manque de place, essaient tant bien que mal de remplir leur formulaire assises sur le sol.
- C'est le premier aéroport international majeur que je vois qui ne possède PAS de salles d'embarquement (sauf peut-être celui de Dakar il y a une 20aine d'années). Résultat : les 471 passagers du vol SQ222 s'entassent autour de la porte d'embarquement (il y a quand même une cinquantaine de sièges) en faisant la queue entre les boutiques de la zone Duty Free, parfois dans les boutiques elles-mêmes, et en se faisant bousculer par les passagers qui essaient de rejoindre les autres portes d'embarquement ou par les clients des boutiques.
Mais nous finissons quand même par nous installer et arrivons à Singapour à l'heure prévue. Nous y passons la nuit dans l'hôtel de transit de l'aéroport, une formule très pratique qui permet de dormir dans un vrai lit et de prendre une douche le matin pour environ 50 Euros la nuit. Ce voyage avec escale d'une nuit nous permet en outre d'arriver frais et dispos (enfin presque !!) à Bangkok en milieu de matinée.
Pendant les heures d'attente aux différents aéroports, j'ai demandé aux filles d'écrire un petit résumé de leurs vacances. Voilà le résultat (faites preuve d'indulgence, l'anglais est leur 3ème langue et ça ne fait qu'un an qu'elles s'y sont vraiment mises. De plus, elles ont rédigé leurs récits assises sur les bagages ou sur le sol).
Naomi :
Maeva :
27 mars 2009
25-27 Mars - Némo !!
C'était l'exclamation commune des filles en découvrant l'opéra de Sydney. Alors sans plus tarder, voici le célèbre monument.
Mais Sydney ne se limite bien évidemment pas à son opéra. Cette ville compte près de 5 millions d'habitants, soit environ 1/5ème de la population australienne. Sydney, c'est aussi l'endroit où les anglais ont pour la première fois jeté l'ancre sur ce nouveau continent (ce n'était pas les premiers, il y a eu des français quelques années avant, mais ils n'ont jamais vraiment jugé cette nouvelle terre digne d'intérêt).
Notre arrivée à la gare a été un peu... cahotique, puisque nous nous retrouvions avec 9 sacs (rappelez-vous, il a fallu tout répartir par sacs de 20 kg avant de prendre le train à Alice springs). Non seulement il n'existe pas de chariot à bagages, mais tous les taxis qui se présentent sont des voitures simples, même pas des breaks. Après 20 minutes d'attente environ, un break arrive, mais son conducteur ne veut pas nous prendre en prétendant qu'il ne réussira pas à ranger tous les sacs. Je suis sur le point d'aller m'adresser au bureau d'information de la gare quand arrive un autre break que nous interrogeons à tout hasard. Il nous demande alors à quel hôtel nous allons : hôtel Aarons dans Ultimo street, à quelques centaines de mètres à peine de la gare. Et surprise, il accepte.
J'oubliais un détail : notre hôtel se trouve à côté de Chinatown (ça, je l'ignorais au moment de la réservation. Si, si, je vous assurem c'est vraiment le hasard !!) et le chauffeur du taxi qui a accepté de nous emmener est chinois. Conclusion, lorsque l'on descend dans un hôtel du quartier chinois, il faut prendre un taxi chinois. Il m'était arrivé un peu la même mésaventure il y a quelques années en rentrant du Sénégal avec des objets africains qui dépassaient de mon sac: à la sortie d'Orly, plusieurs taxis avaient refusé de me prendre, celui qui a finalement accepté de m'emmener à la gare de l'est était africain.
Pong et les filles ont l'eau à la bouche en voyant les restaurants et les magasins à mesure que nous approchons de l'hôtel.

Sydney est une ville très étendue et qui semble très agréable à vivre. Un monorail fait le tour de ce que j'appelerai l'hypercentre, très pratique puisqu'un station se trouve à 5 minutes de marche de notre hôtel (5 minutes de marche, j'ai réussi à le faire accepter !!). Première destination : l'aquarium qui présente tous les animaux d'eau douce et d'eau de mer présents en Australie, certains étant spécifiques à cette île-continent, dont le fameux requin blanc (attention aux dents !!), mais aussi le dragon de mer ou encore l'étrange ornithorinque.

Après l'aquarium, visite du Wildlife Museum où l'on trouve cette fois tous les animaux terrestres du continent australien, dont une intéressante section consacrée aux fourmis et aux termites. Sans oublier les araignées et les serpents dont les spécimens les plus vénimeux du monde se trouvent en Australie.
Beaucoup de centres d'intérêt sont regroupés dans le quartier de Darling Harbour, ce qui limite les conflits liés à la durée de la marche à pied ou encore les petits soucis logistiques de déplacement en taxi. Un endroit dont j'ignorais l'existence, par exemple, est la tour de Sydney (visible en arrière-plan sur la photo du monorail en haut à droite). On peut bien évidemment y grimper (en ascenceur !!) pour profiter d'une vue panoramique sur la ville, un peu comme la Baiyoke Tower à Bangkok ou la KL Tower à Kuala Lumpur. L'accès à la plate-forme extérieure étant réservée aux plus de 10 ans, nous nous sommes contenté d'une vision par baies vitrées interposées.
Sydney me fait un peu penser à Hong Kong, une ville qui s'étend sur une multitude d'îles reliées entre elles par des ponts et des navettes maritimes. La circulation y est d'ailleurs incessante et nous y rencontrons également des paquebots de croisière géants en escale. Nous décidons de découvrir la ville depuis la mer, une première fois au cours d'une ballade en bateau l'après-midi et ensuite au cours d'un dîner croisière de 2 heures le soir. Des activités idéales pour les adeptes de la non-marche à pied qui m'accompagnent.
Le Darling Harbour est entouré d'un promenade très fréquentée en soirée (on y marche !!), d'autant plus que l'on y trouve de nombreux restaurants, bars et autres lieux de détente avec l'incontontournable restaurant Thaï immédiatement repéré par des yeux affûtés. La grande diversité des restaurants - nous avons compté 10 établissements différents l'un à côté de l'autre (thaï, grec, espagnol, italien, etc.) - illustre parfaitement le caractère cosmopolite de Sydney. Naomi nous a d'ailleurs demandé pourquoi il y avait autant de chinois ici !! J'ai lu quelque part que plus de 3 % de la population australienne est asiatique et ils vivent quasiment tous à Sydney. Nous avons aussi mangé turc (Doner Kebab) et chinois.
Pendant notre dîner croisière dans le port, nous avons fait la connaissance d'une serveuse française qui est en Australie pour plusieurs mois avec un visa dit 'Working Holiday". Une formule très pratique à la fois pour les australiens et les jeunes voyageurs étrangers qui souhaitent passer plusieurs mois à visiter cet immense pays en faisant des petits boulots çà et là pour payer leur voyage. Les employeurs australiens disposent ainsi d'une source intéressante de travailleurs saisonniers et les quandidats au voyage peuvent "renflouer" leur budget voyage sur place.
Cette après-midi, nous reprendrons l'avions pour Bangkok via Singapour. Après l'épreuve du bouclage des valises, il y aura celle de trouver un taxi assez grand pour nous emmener à l'aéroport. Mais c'est assez loin, ça devrait bien se passer.
Ah, j'allais oublier : malgré tous ses efforts, Naomi n'a pas réussi à perdre sa dent pendant notre voyage.
26 mars 2009
25 Mars - Nous sommes à Sydney
Oui, je sais, elle est floue.
Mais c'est ce que j'ai pu obtenir de mieux avec 1600 Asa de sensibilité sur un bateau qui bouge.
J'ai ajouté quelques photos et un peu de texte à la dernière étape de notre voyage en train (ci-dessous). Nous sommes à Sydney pour 2 jours, plein de choses à découvrir, je compléterai samedi.
25 mars 2009
22-24 Mars - Plus de camping car, vive le train
Le moment est venu de rendre le camping car qui nous a transporté pendant ces 2 premières semaines en Australie. Tout le monde a bien apprécié cette première expérience qui sera certainement répétée, peut-être sur des trajets moins longs. Ou alors un tour du monde... naaaaaan ! Je plaisante (enfin euh... si, si, je plaisante !!)
Mais la vie en camping car, c'est comment ?
Ce mode de transport est extrêmement répandu en Australie et l'on trouve des terrains aménagés presque partout. On se présente à la réception et on indique le nombre de personnes et de nuits (généralement 1 nuit), dans notre cas en précisant "powered site", c'est-à-dire un emplacement équipé d'une prise électrique et de points d'eau. Ces terrains disposent généralement de machines à laver en libre service et d'un coin barbecue.
Ensuite, il faut préparer le camping car pour la nuit : faire les lits, brancher l'arrivée d'eau ainsi que le tuyau d'évacuation des eaux usées (quand on sait où est le raccord !!), l'électricité, ouvrir le gaz, ouf !! Enfin un peu de repos...
- "Seeerge, toilet is full !!"
Ah, j'oubliais, il faut aussi parfois vider le W.C. chimique
Il ne reste alors plus qu'à sortir la table et les chaises et laisser la cuisinière cuisiner en lisant un bon bouquin.
L'aménagement intérieur est fonctionnel et l'espace disponible est optimisé pour le rangement. Une table est en outre prévue pour occuper les filles pendants les déplacements de longue durée. Il y a même un téléviseur avec lecteur de DVD, mais j'ai prétendu pendant tout le chemin qu'il ne fonctionne pas et personne ne s'en est vraiment plaint !!
Aujourd'hui nous quittons donc la route pour poursuivre notre voyage sur les rails. Il ne s'agit pas ici de TGV ou encore d'un choix économique, mais tout simplement du plaisir de voyager en profitant du paysage depuis la fenêtre de notre compartiment à couchettes. Le Ghan doit son nom au chameau AfGhan qui était le premier moyen de transport utilisé pour traverser le désert australien. Il a effectue son premier trajet en 1929 en reliant Adelaide à Stuart, l'ancien nom d'Alice Springs. La liaison complète Darwin - Adelaide, qui fait 3000 km, n'existe que depuis février 2004.
Allez, puisque vous avez bien suivi jusqu'à présent, voici quelques chiffres au sujet du Ghan :
Le voyage de Darwin à Adelaide dure 3 jours et 2 nuits, la portion que nous effectuons nous aura pris 24 heures. Il n'y a que deux trains par semaine, il est donc préférable de ne pas louper le sien !!
La vitesse moyenne est de 85 km/h, il s'agit réellement d'un voyage d'agrément et non pas d'une course pour gens stressés. Le conducteur ralentit régulièrement à l'approche des points remarquables pour permettre aus passagers de prendre des photos.
Le train comporte généralement 24 wagons, ce qui représente une longueur totale de 686 mètres.

Il existe plusieurs classes : Red, Red sleeper, Gold et, depuis peu, Platinum. Nous voyageons en Red sleeper d'Alice Springs à Adelaide et en Gold d'Adelaide à Sydney. La classe Red consiste en des sièges inclinables un peu comme dans un avion et la Platinum offre une grande chambre double avec salle de bain individuelle et service des repas en chambre, en plus des grandes baies vitrées qui se prolongent jusqu'au plafond.
En Red sleeper, nous sommes en compartiments de 2 couchettes qui, curieusement, sont disposés de part et d'autre du wagon et non pas d'un seul côté du train comme tous ceux que j'ai connu jusqu'à présent, ce qui réduit fortement l'espace disponible. Je suis un peu déçu de ce côté là, les trains thaïlandais sont nettement plus spacieux. Curieux paradoxe étant donné le gabarit "hamburgerien" de l'australien moyen. Je comprendrai plus tard qu'il s'agit en fait de l'équivalent de la 2ème classe des couchettes, la première étant la classe Gold.

Comme nous ne nous arrêtons que pour une nuit à Adelaide, nous demandons à la gare s'il existe une consigne pour les 90 kg de sacs dont nous n'avons pas besoin, malheureusement il nous faudra tout trimballer jusqu'à l'hôtel. Alors que nous demandons un taxi "Van" ayant une capacité suffisante, la chef de quai a pitié de nous et accepte aimablement de "stocker" nos bagages avec les autres cartons déjà préparés pour le train du lendemain. C'est ainsi allégés que nous rejoignons notre hôtel en face duquel nous avons l'immense plaisir de trouver un restaurant thaï !!. La journée se termine par une ballade dans la zone piétonne au cours de laquelle les filles font la connaissance d'un groupe de cochons...
Mardi matin, nous prendrons l'Indian Pacific qui relie Perth à Sydney en 4 jours et 3 nuits. Cette ligne comprend la plus longue section en ligne droite du monde : 500 km sans le moindre virage. Les autres caractéristiques de l'Indian Pacific sont identiques à celles du Ghan. Le trajet d'Adelaide à Sydney dure 24 heures, un voyage que nous effectuons aussi en voitures couchettes et en traversant des paysages que nous n'avions pas vus à l'aller, notamment les Blues Mountains et la vallée de la Murray. En milieu d'après-midi, le train fait un arrêt de 2 heures à Broken Hill, une petite ville de 25000 habitants environ qui a connu son âge d'or à la fin du XIXème et au XXème siècle grâce aux mines d'argent, quasiment épuisées maintenant. Comme il s'agit d'un arrêt de 2 heures, on nous propose un tour guidé en bus des principaux points d'intérêt de la ville dont les anciennes installations minières.

Au moment de monter dans le bus, Pong et moi nous regardons et nous retenons d'éclater de rire. Au vu de la moyenne d'âge des passagers, nous avons l'impression d'être un jeune couple en voyage de noce. Un groupe du 3ème âge a effectivement embarqué dans le train à Adelaide, apparemment en voyage organisé, et cette visite avec l'arrêt réglementaire au magasin de souvenirs doit faire partie de leur forfait. Le tour lui-même ne dure en fait qu'un demie heure, mais ils ont prévu de la marge pour la montée et la descente de tout le monde du fait de la vivacité des mouvements de ces braves papis et mamies (oui, je sais, ce n'est pas bien de se moquer, mais c'est plus fort que moi : en groupe c'est comme une classe d'école maternelle). Tout ça n'a pas empêché les filles de mettre de l'ambiance dans le bus, et en trois langues !!
La classe Gold est très confortable, boiseries et douche/W.C. individuel dans chaque compartiment. Les repas se prennent dans un wagon restaurant "à l'ancienne" à côté duquel se trouve un salon où est servi un thé à 17H00.
Ambiance très "British", mais n'ayant pas emporté de roman d'Agatha Christie, je me suis remplongé dans les Robots et l'empire d'Issac Asimov pendant que les filles lisaient le Club des 5 (en Thaï) pour l'une et Harry Potter (aussi en Thaï) pour l'autre.
23 mars 2009
20-22 Mars - Alice Springs

La capitale du centre rouge. Une petite ville où il y a énormément de choses à voir et à faire, les 2 jours 1/2 que nous avons prévu d'y passer suffiront à peine. Mais il faut aussi penser à ce qui peut intéresser les filles et oublier tout ce qui demande plus de 20 minutes de marche à pied !!
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Nous commençons par le musée des reptiles où sont présentées toutes les espèces présentes en Australie, c'est-à-dire un nombre plutôt impressionnant. L'Australie est en effet le pays qui compte le plus grand nombre d'espèces différentes de lézards, une spécificité dûe à son isolement du reste du monde.
Certains sont vraiment étranges, notamment les langues bleues aux pattes très courtes ou encore les diables qui ont une curieuse façon d'avancer, en exécutant constamment un mouvement de va-et-vient avec leur corps, comme s'ils hésitaient. On nous a dit qu'ils étaient très craintifs et qu'il fallait éviter de les toucher.

Ensuite, direction le musée des Flying doctors ou médecins volants, un service de santé typiquement australien qui assure une assistance médicale à la pointe du progrès dans les endroits les plus reculés du pays. Une crise d'appendicite à 3H00 du matin ? Les flyings doctors sont prévenus par radio ou téléphone satellitaire et peuvent être sur place avec un avion entièrement équipé en 2 heures. Le musée comprend également un simulateur de vol que les filles ont du mal à quitter.
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Alice Springs est aussi une ville très sèche, à peine plus de 100 mm par an. La rivière Todd qui traverse la ville est à sec la majorité du temps, une route passe même dans son lit pour rejoindre la partie est et la partie ouest de la ville, en plus du pont qui se trouve plus au sud.
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Autre site très intéressant sur lequel nous avons passé presque une journée entière (même s'il fallait marcher !!) : le Desert Park où sont présentés et expliqués tous les types de déserts rencontrés en Australie. En effet, cette île-continent ne se contente pas d'un seul type de désert genre Laurence d'Arabie, mais offre des diversités de paysages depuis les plaines de cailloux jusqu'aux savanes buissonneuses et parfois arborées en passant par les rivières éphémères et les lacs salés. Et le plus étonnant, c'est que des êtes humains, les aborigènes, ont su s'y adapter et en exploiter les ressources depuis près de 40 000 ans. Une visite guidée et commentée par un arborigène est également prévue, avec explication illustrée de la technique ce recherche des fourmis à miel que les filles regrettent de ne pas avoir eu l'occasion de goûter.
Le Desert Park, c'est aussi des présentations d'animaux, par exemple oiseaux et dingos, le chien sauvage australien, sans oublier les incontournables kangourous au milieu desquels nous nous promenons.

Il y a aussi le Old Ghan Museum, consacré au chemin de fer légendaire qui traverse le pays du nord au sud et que nous prendrons dimanche. Le musée raconte son histoire, celle des hommes qui l'ont construit et possède une collection des anciens wagons utilisés sur la ligne depuis sa création.
Alice Springs compte aussi de nombreux musées consacrés à la culture aborigène ainsi que des galeries d'art. Nous voulions assister à un dîner spectacle avec concert de didgeridoo, malheureusement les deux établissement de la ville qui proposent ce genre de prestation étaient tous deux complets jusqu'à dimanche, jour de notre départ.

Nous nous sommes donc rabattus sur un autre incontournable du lieu : l'Overlander Steackhouse qui sert toutes les viandes élevées en Australie dans des portions souvent gargantuesques.
Prudence recommandé au moment de passer la commande, la carte comporte même un steack de 2 kg !! Une vraie portion pour Stocker australien (Stocker est l'équivalent australien du Cow Boy et vient de Live Stock qui veut dire bétail).Les filles ont dégusté un assortiment de grillades : crocodile, kangourou, émeu et chameau. Naomi s'est mise en tête de goûter à tous les animaux rencontrés.
Le panneau d'information municipal ci-contre est présent dans presque toutes les grandes villes. Très pratique, il comprend un plan de la ville ainsi que les principaux services (hôpital, poste, office du tourisme), les moyens d'hébergement, restaurants, etc. sans oublier la partie religion. J'ai été frappé par le nombre d'églises différentes même dans des petites villes de quelques milliers d'habitants comme Portland ou Mont Gambier.
20 mars 2009
20 Mars - Alice Springs
Nous sommes à Alice Springs jusqu'à dimanche et j'ai enfin trouvé une liaison Internet digne de ce nom, ce qui m'a permis de mettre à jour le récit de notre voyage que je vous invite à (re)découvrir à partir du 12 mars.
Pour info, vous pouvez agrandir les photos cliquant sur celle-ci (un koala m'a laissé un message me disant qu'il trouvait sa photo trop petite).
18-19 Mars - ULURU
Non, ça ne se prononce pas "turlututu", mais "ou-lou-rou", en faisant rouler le "r" du bout de la langue et pas en se raclant la gorge comme pour...
C'est aujourd'hui que nous allons découvrir ce lieu mythique, symbole par excellence de l'Australie avec le kangourou, le boomerang et le didjeridoo (pour tout savoir sur le plus vieil instrument de musique du monde et même, pourquoi pas, en commander un en ligne, cliquez ICI).

La route est là aussi très bonne et nous ne tardons pas à apercevoir ce qui pourrait être... non, fausse alerte, il s'agit du Mont Connel qui se trouve à une centaine de kilomètres avant ce que les premiers colons ont tout d'abord appelé Ayers Rock et qui a repris son appellation aborigène originale il y a quelques années, lors de la décennie de la réconciliation des années 1990.
Le site est aujourd'hui entièrement co-géré avec les Anangu, le nom de la tribu aborigène qui habite la région depuis plus de 40 000 ans et pour qui ce site est un endroit sacré où ont encore lieu de nombreuses cérémonies religieuses. Le mysticisme du lieu se fait très vite ressentir à mesure que nous en approchons et un intéressant centre culturel aborigène au pied du monolithe nous permet d'en savoir un peu plus sur l'histoire du lieu et sur ses légendes.
Par volonté des Anangu, toute photo de l'exposition est interdite, car selon eux l'image (et donc la photo) fait partie intégrante de l'objet. En prenant une photo, c'est comme si on emportait une petite partie de l'objet avec soi. Ils demandent aussi à ce que l'on ne prenne pas de photos des Anangus eux-mêmes, car selon leur tradition il faut masquer toute image d'un personne défunte après son décès pour que son âme puisse trouver le repos. Certaines photos de l'exposition étaient d'ailleurs masquée, car l'une des personnes qui y est représentée était décédée quelques jours auparavent.

Nous partons alors à la découverte du site après de longues négociations au bouts desquelles j'ai quand même réussi à convaincre Naomi qu'il fallait marcher un peu pour apprécier la magie de l'endroit. Le plaisir de porter son nouveau filet anti-mouches, un accessoire IN-DIS-PEN-SABLE en vente dans tout bon magasin de souvenirs, a contribué à la convaincre qu'une petite ballade à pieds après le déjeuner n'est pas forcément désagréable. Un oiseau local dont j'ai oublié le nom observe ces quatre étranges silhouettes.
Uluru est comme un iceberg dont la partie visible, qui fait tout de même 3600 m de long et 348 m de haut, ne représente qu'un tiers environ de la masse totale du monolithe. Oui, il s'agit bien d'un monolithe, c'est-à-dire d'un bloc de grès d'un seul tenant !!
Le tour de sa base nécessite environ 3 heures de marche, nous nous sommes donc limité, après suffrage à 3 voix contre 1, d'une courte ballade d'une heure. Là aussi, plusieurs endroits sont interdits de photographie à la demande des Anangus, notamment des lieux de cérémonies traditionnelles dont certains sont réservés aux hommes, d'autres aux femmes et d'autres encore à certains initiés seulement. Ils estiment notamment qu'il faut avoir reçu un enseignement adéquat pour pouvoir apprécier pleinement la spiritualité de ces lieux et que la photo, aussi bonne soit-elle, ne saurait jamais restituer celle-ci, ou alors en donner une mauvaise image.
Note à propos des règles des Anangus :
Les Anangus ont indiqué leurs règles en matière de photographie, mais aussi de respect des lieux, en demandant notamment aux visiteurs de ne pas grimper sur le rocher. Aucune sanction n'est prévue, ils font simplement appel à la compréhension et au sens des responsabilités de chacun. Bien évidemment, il y a toujours des beaufs dont le raisonnement se limite à un truc du genre "j'ai payé donc j'ai le droit" et qui escaladent quand même le rocher malgré des informations en plusieurs langues. Une grimpette de près d'une heure quand même et qui est loin d'être sans danger. Pour les Anangus, si quelqu'un se blesse ou même se tue en montant sur Uluru, c'est comme si le rocher leur avait fait du mal, ce qui les attriste au plus haut point car ce lieu est pour eux symbole de pureté et ne devrait donc pas être source de tristesse ou de mal. Autre anecdote : le centre culturel renferme un endroit particulier où sont entreposés tous les fragments du rocher qui ont, un jour, été emporté par des visiteurs pour ensuite être renvoyés aux Anangus par ces mêmes visiteurs qui, une fois rentrés chez eux, ont regretté leur geste. Plusieurs courriers sont affichés, notamment des personnes à qui sont arrivées des choses étranges après avoir subtilisé un morceau du rocher.

Mais les filles ne se laissent pas impressionner par toutes ces histoires et profitent d'un bain bien mérité dans la piscine du terrain de camping.
Le soir, nous lisons ensemble un récit de la mythologie Anangu dans un recueil acheté au centre culturel. L'obscurité est presque totale, seulement perturbée par la lueur de lampes des caravanes et des tentes. Au loin, on peut entendre le bourdonnement langoureux d'un didgeridoo, ce qui accentue encore le caractère mystique du lieu et la magie de l'histoire.
La légende des kangourous géants
Les conteurs de la tribu de Wiradjuri disent qu'il y a très longtemps, les hommes ne connaissaient pas le feu et étaient obligés de manger leur viande crue. En ce temps, ils partageaient leur territoire avec des kangourous géants dont certains faisaient plus de 3 m de haut.
Ces animaux étaient herbivores, mais ils n'aimaient pas les hommes et les attaquaient fréquemment. Les Wiradjuri les craignaient.
Un jeune homme de la tribu, Wirrowaa, a demandé l'aide d'un puissant esprit appelé Byamee. Celui-ci lui est apparu pendant une nuit de pleine lune et a répondu à sa requête en lui demandant de prouver sa bravoure. Wirrowaa devait s'appliquer sur le corps de l'argile blanche et procéder à un corroboree spécial. L'argile blanche ne se trouve que près de l'endroit où vivent les kangourous géants, mais il décida de surmonter sa peur et d'accepter le défi.
Il s'enduisit tout d'abord le corps de graisse de lézard puis se roula dans la poussière pour ressembler à un morceau de rocher. Il s'approcha de l'endroit où se trouvent les kangourous géants en se cachant derrière une branche feuillue et trouva l'argile blanche. Wirrowaa en ramassa autant qu'il pu et retourna au campement de la tribu. Les kangourous géants ne s'étaient rendus compte de rien.
Il s'en enduisi alors le corps et entama un corroboree sur un rocher à la lueur de la pleine lune. Pour récompenser Wirrowaa de son courage, Byamee lui apparu et lui enseigna l'art du feu. Pour cela, il frotta deux morceaux de bois jusqu'à ce qu'ils chauffent suffisamment et enflamment une touffe de brindilles. Le feu se propagea très vite à aux buissons et gagna l'endroit où vivaient les kangourous géants.
Les Wiradjuri étaient stupéfaits, ils n'avaient jamais vu de feu. En sécurité sur leur rocher, ils assistaient de loin à la fuite des kangourous géants, effrayés par l'incendie. Ils ne revinrent jamais et, depuis ce moment, les Wiradjuri peuvent ceuillir et chasser sans crainte d'être attaqués par les kangourous géants.

Tout le monde dort à présent et je ne tarde pas à m'assoupir moi aussi dans la douceur de la nuit, bercé par le son d'un lointain didgeridoo. Très vite, des rèves de kangourous géants viennent agiter mon sommeil.
L'esprit Byamee m'emporte très loin au-dessus du rocher sacré des aborigènes et me révèle un autre site, moins connu, un peu plus à l'ouest : Kata Tjuta, ce qui veut dire "les nombreuses têtes".
Je survole la plaine quui s'étend à perte de vue, les Wiradjuri me font signe, un koala suce une feuille d'eucalyptus sur le plus haut des rochers, des mineurs d'opale sortent la tête d'un trou dans le sol, un boomerang lancé par un pélican fait la navette entre deux nuages, je me cogne à une mouche, je trébuche, je roule et boum !! Je me réveille brutalement pour faire la connaissance de ...
...Ben, le sympatique pilote d'hélicoptère qui nous a fait faire un survol du site d'où sont revenues deux nenettes excitées comme des puces qui se sont toutes deux mises en tête d'apprendre à piloter.
En écoutant bien, un didgeridoo peut aussi imiter le bruit d'un hélicoptère !!
16-17 Mars - Coober Pedy

90 % des opales extraites dans le monde provienne de la région de Coober Pedy, qui compte 3500 habitants et 45 nationalités différentes. La majorité d'entre eux vit sous terre pour se protéger à la fois de la chaleur (50 °C en pleine journée en été) et du froid (nuits glaciales en hiver). C'est dans cet environnement particulièrement hostile et ces paysages lunaires qu'ont en outre été tournés des films tels que Planète Rouge ou Mad Max, notamment le troisième volet qui avait pour environnement les galeries de Coober Pedy. La ville dégage une atmosphère très particulière, d'autant plus que 80 % des infrastructures sont souterraines. Les producteurs de films à la recherche de "geules" n'ont que l'embarras du choix ici.
L'habitation typique se compose d'un monticule d'où dépassent des bouches d'aération, d'une entrée plus ou moins "aménagée" et d'une collection hétéroclite d'engins en tous genres. Parfois, la première habitation du mineur, celle qu'il occupait à son arrivée il y a très longtemps, est encore visible sur le site d'extraction.
Comment devient-on mineur d'opale ?
Pour commencer, il faut acheter un permis qui se monte à environ 50 dollars par an. Ensuite, il faut louer un terrain (les terrains ne s'achètent pas, ils appartiennent à l'état) et creuser. C'est aussi simple que ça. Pour creuser, il existe trois méthodes : à la main, à la dynamite ou à la machine. La machinerie coûte environ 2000 dollars par semaine, la dynamite 200 dollars et la pioche une quantité indéfinissable d'huile de coude. Mais dans tous les cas, lorsqu'un filon est découvert, il faut finir à la main. Et pour corser la difficulté, il n'existe aucune technologie permettant de détecter la présence d'opale. Tout est une questioin de chance.
D'où vient l'opale ?
Il y a 100 millions d'années environ, le centre de l'Australie était recouvert par une mer intérieure dont les traces visibles sont notamment les immenses lacs salés que nous avons croisés hier le long de la route. L'opale est le résultat de la filtration des minéraux et de l'évaporation. Les filons se trouvent entre 10 et 30 mètres de profondeur, parfois directement à la surface (mais ceux en surface sont épuisés depuis longtemps). L'opale de Coober Pedy est tellement pure, que les bijoutiers internationaux n'en voulaient pas au début, croyant à une imitation. La ruée a eu lieu au début des années 1920, les militaires qui revenaient de la guerre des tranchées en Europe ont appliqué ici les mêmes techniques, ce qui a donné naissance aux "dugouts" ou habitations souterraines.
Aujourd'hui encore, Coober Pedy est une ville en grande majorité souterraine et même les hôtels, restaurants et autres lieux touristiques sont souterrains. Il existe même un "caravan park" souterrain. Il est maintenant interdit de creuser dans un rayon de 20 km autour de la ville, sauf pour agrandir sa résidence. Certaines résidence comptent 20 chambres à coucher et continuent de s'agrandir (non, non, pas pour chercher de l'opale !!). Leur aménagement n'a rien à envier aux habitations en surface et on peut y trouver tout le confort moderne avec un luxe supplémentaire très difficile à obtenir par ailleurs : le silence (les voisins peuvent faire la nouba, il y a au moins 10 mètres de grès entre deux habitations) et l'obscurité totale. Le gouvernement prélève 60 % de taxe sur toutes les recettes de vente d'opale à partir de 50 000 dollars (28 000 Euros), il va sans dire que beaucoup de transactions s'effectuent en espèce.
Mardi 17, lever à l'aube car nous avons prévu de passer par le lieu dit Breakaways à 25 km au nord de Coober Pedy. Il s'agit d'un site aborigène, un ensemble de falaises de gypse et de calcaire dont les couleurs changent en fonction de l'éclairage, certaines ont même été surnommées "sel et poivre". Pour ce faire, il faut parcourir une piste d'une dizaine de kilomètre perpendiculairement à la Stuart Highway, et c'est là que nous apercevons - enfin !! - nos premiers kangourous sauvages. Il nous aura quand même fallu près de 10 jours.

Autre curiosité : la "dog fence" ou "clôture anti-chiens". Il s'agit d'une clôture grillagée de 5300 km de long. Oui, vous avez bien lu : cinq mil trois cent kilomètres, soit deux fois la longueur de la grande muraille de Chine. Cette clôture a été érigée petit à petit par les éleveurs du sud pour se protéger des dingos, le chien natif australien qui est ainsi retenu dans les 3/4 nord-ouest du pays. Elle est contrôlée régulièrement et remise en état si nécessaire Le marché du mouton - viande et laine - en Australie représente plusieurs dizaines de millions de dollars par an, çe qui vaut bien quelques centaines de kilomètres de grillage !!

Ensuite, direction le nord et nous franchissons notre troisième frontière d'état en reculant de nouveau notre montre d'une heure (pas d'heure d'été dans le Territoire du nord).
Nous passons la nuit à Erlunda, une roadhouse dont le terrain est peuplé de kangourous et d'emeus peu farouches.
15 Mars - Autoroute du désert

C'est ici que commence la fameuse Stuart Highway qui relie le Sud au Nord de l'Australie. Un panneau à l'entrée annonce la couleur au niveau des distances : seule Alice Springs est indiquée, il y en a encore 1500 jusqu'à Darwin, et presque que des lignes droites. Pour comparer : la route de Chiang Mai à Mae Hong Son compte 1864 virages et 300 km, ici c'est le contraire : 1864 km et 3 virages !!
Il existe tout de même une certaine diversité dans les paysages sous la forme de grands lacs salés. Les véhicules sont plutôt rares et on peut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres sans voir personne. Les conducteurs ont l'habitude de se faire un signe de la main en croisant une autre voiture.

Nous faisons une pause à Woomera, petite ville militaire qui se trouve au milieu du plus grand site d'essais de lancement de fusées au monde. Il a été créé à l'initiative de Churchill dans le cadre d'une coopération entre l'Australie et la Grande Bretagne suite aux bombardements de Londres par les V2 allemands. Ce site est toujours en service et sert à toutes sortes d'expériences militaires et civiles, une partie est accessible au public.
Autre particularité de la Stuart Highway : les road trains, ou trains routiers. Des attelages qui peuvent compter jusqu'à 4 remorques et atteindre plus de 50 mètres de long. Les lignes droites leur permettent de filer à 100 km/h comme les autres véhicules. Mais c'est vrai qu'il est préférable qu'ils ne se trompent pas de chemin ou qu'ils oublient un truc, parce que pas de demi-tour possible avant d'avoir parcouru au moins 200 km !!

Pause déjeuner dans une roadhouse autour de laquelle s'est établie une petite communauté. Comme beaucoup de petites villes australiennes, la population et la date de création de la communauté (ville ou village) son indiquées sur un panneau à l'entrée. La particularité ici est le nombre de mouches. Un véritable fléau dans le désert, nous nous en rendons compte très vite. Dès que l'on sort du véhicule, elles rappliquent en masse et étrangement, elles ne se posent pas en priorité sur la nourriture mais dans des endroits comme les oreilles, les narines ou encore le coin des lèvres. Elles sont par contre très faciles à attraper comme s'en sont rendues compte très vite les filles.

Le soir, nous nous posons pour 2 jours à Coober Pedy, la ville des chercheurs d'opale où les filles ont fait la connaissance de 2 nouvelles copines métisses aborigènes.
16 mars 2009
13-14 Mars - Route des vins
Vendredi 13 Mars
Nous entamons notre remontée vers le nord et traversons l'une des grandes régions viticoles d'Australie : la vallée de Coonawarra. Les vignobles s'étendent à perte de vue, contraste saisissant avec le paysage valonné des vignobles alsaciens. Nous apercevons quelques kangourous, malheureusement dans le même état que ceux que nous avions vus sur la route entre Sydney et Melbourne, c'est à dire morts au bord de la route.
L'Australie est aussi célèbre pour ses moutons, un élevage facile puisqu'il n'y ont aucun prédateur tels que le loup ou l'ours en Europe. Le hasard de la route nous fait passer devant un musée des tondeurs de mouton où est racontée l'épopée de ces colons qui envoyaient des tonnes de laine au Royaume-Uni.
Le temps se réchauffe nettement à mesure que nous remontons vers le nord et les paysages sont de plus en plus secs. Notre étape du jour sera Murray Bridge, une petite ville au bord de la rivière Murray dans laquelle nous pouvons - enfin - faire trempette, chose impossible dans la mer qui était beaucoup trop froide pour nos délicates peaux habituées aux mers tropicales.
Pour info, la Murray est la plus grande rivière d'Australie et nous ne sommes qu'à quelques dizaines de km de son embouchure dans l'océan. Sa largeur est une parfaite illustration de la sécheresse naturelle de ce pays.
Samedi 14 Mars
Nous poursuivons vers le nord en traversant d'autres domaines viticoles. En nous arrêtant dans une coopérative, nous avons la surprise de trouver du Riesling et du Pinot Noir !! Il existe même une route du Riesling. Les paysages sont ici plus valonnés, nous sommes à l'est d'Adelaide que nous contournons, puisque nous y ferons une escale la semaine prochaine entre deux trains.

Le paysage change radicalement après la ville de Clare et nous commençons à avoir un avant-goût des grands espaces. Ma carte n'indique aucune commune entre Clare et Gladstone, qui se trouve 77 km plus loin. Je pensais que c'était en raison de l'échelle, eh bien non : c'est parce qu'il n'y a vraiment rien. Des lignes droites de plusieurs kilomètres avec, de part et d'autre, des champs à perte de vue et un pipeline de transport d'eau qui longe la route.
Nous rejoignons ensuite la ligne de chemin de fer qui relie Darwin, tout au nord, à Adelaide. Elle nous accompagnera jusqu'à l'étape du jour, Port Augusta, la porte vers le désert que nous attaquerons demain.

































































