La vie quotidienne d'une famille thailsacienne

Que faisons nous ? Qu'avons-nous fait ? Qu'allons-nous faire ? Comment vont les filles ? Je vais essayer ici de répondre à ces questions et à d'autres.

28 février 2008

28 Février - Redressement fiscal

Pourquoi aussi longtemps sans nouvelles ?

Le titre devrait vous mettre sur la voie : j'ai passé les 10 derniers jours à courir entre les bureaux du Revenue Department, le téléphone, les écoles et d'autres administrations pour limiter les dégâts résultant d'un redressement fiscal pour une erreur commise... par un employé du Revenue Department lui même !!

J'ai eu envie de raconter cette mésaventure et ai même créé une nouvelle rubrique "Administration en Thaïlande" à cet effet. J'alimenterai celle-ci avec d'autres anecdotes vécues dans le cadre de la paperasserie qui semble être un dénominateur commun entre tous les pays du monde.

Mais commençons par le commencement :
Il existe une convention fiscale entre la France et la Thaïlande, et comme mon domicile officiel est maintenant le Pays du sourire, c'est là que j'y paierai mes impôts même en poursuivant mon activité professionnelle en Europe.

Lorsque nous sommes venus nous installer en Thaïlande en 2004, je suis donc allé rendre visite au centre des impôts (Revenue Department) le plus proche pour m'y inscrire. Bien évidemment, ma démarche n'est pas passée inaperçue, non seulement en raison de ma qualité de farang, une espèce peu répandue dans la région où j'habite, mais aussi parce qu'elle était spontanée.

Accueil très sympathique et très convivial, comme dans la majorité des administrations thaïlandaises, Ils m'expliquent que dans mon cas, à savoir profession indépendante non salariée, je devrai payer une fois par an, en début de l'année suivante.

Début 2006, je retourne donc au Revenue Department pour déposer ma déclaration de revenus 2005, mes revenus 2004 ayant été payés en France. Bien évidemment, j'avais passé quelques heures à étudier la procédure ainsi que les différents abattements auxquels j'avais droit, notamment grâce à la version anglaise du site Internet http://www.rd.go.th, et au vu des renseignements collectés il me semblait logique de déclarer mes revenus dans la même catégorie qu'en France.

Arrivée au bureau de Don Tum, celui dont je dépends dans la province de Nakhon Pathom. C'est la même employée qui avait procédé à mon enregistrement qui s'occupe de remplir ma déclaration, qui nous explique les abattements et qui veut me mettre dans les ... STOOOOP !

"Excusez-moi, mais je ne suis pas salarié".
"?????"
"Il me semble que la catégorie la plus appropriée est celle des "Liberal Profession", sous-rubrique "Non medical".
"One moment please"

Question aux collègues, qui ont du mal à comprendre la notion de "freelance", coup de téléphone à la Direction régionale à Nakhon Pathom : "ben oui, un traducteur est forcément salarié, non ?"

Nous examinons alors ensemble les différentes catégories de revenus figurant sur le formulaire, nous faisons servir un café et un sachet de fruits vendu par une dame qui passait par là (c'est aussi ça, l'administration en Thaïlande), parlons des enfants qui vont à l'école et qui apprennent l'anglais, elle n'avait jamais pris le temps d'améliorer cette langue quand tout à coup, OUF, SAUVÉE, elle voit arriver son chef !!
Et comme c'est le chef, il parle un peu l'anglais et saura bien évidemment répondre à toutes mes questions.

Nous voilà repartis pour une séance d'étude des différentes catégories de revenus possibles.
"Vos clients, ils paient des impôts ?"
"Ben oui, en France"
"Ah, c'est vrai !"
"Mais vous êtes payé comment ?"
"J'établis une facture en fin de mois sur laquelle j'indique le montant de mes honoraires et ensuite ils me font un virement"
"Vous n'avez pas de salaire ?"
"Non, je suis indépendant. Un peu comme un architecte ou mieux, un écrivain."

Il se met à fouiller dans son ordinateur à la recherche d'un cas similaire et trouve... une société de traduction avec des bureaux, des secrétaires et des frais en tous genres qui représentent près de 80% d'abattement sur le total des recettes. La catégorie dans laquelle je pense devoir figurer donne droit à 30% d'abattement pour couvrir les frais professionnels.

3 heures, deux sachets de fruits, un café, un Yakool et quelques verres d'eau plus tard, il décide finalement d'inscrire mes revenus dans la catégories des professions libérales non médicales en me précisant qu'il demanderait tout de même un contrôle à la Direction régionale et que je serai informé en cas d'erreur.

Voilà pour le premier épisode.

Ça va ? Tout le monde a suivi jusqu'à présent ?

Alors continuons :
Les mois passent, pas de nouvelles. Je précise que j'avais payé mon impôt début février alors que la date limite est le 31 mars.

L'année suivante, début 2007, je reçois un courrier du centre des impôts avec un formulaire de déclaration en double exemplaire - à mon nom - et une notice explicative (en thaï !!) pour les remplir.
Je vérifie qu'il n'y a pas eu de modification majeure par rapport à l'année précédente et me rends de nouveau au bureau de Don Tum où je suis reçu par la même employée, toujours aussi souriante.

"Vous avez eu des nouvelles ?"
"Non, et vous ?"
"Non plus, ça doit donc être juste"

Nous remplissons le formulaire, elle m'indique le montant à payer et je lui amène un chèque de banque la semaine suivante.
Note : les chéquiers personnels sont très rares en Thaïlande, car presque tout se paye en espèces (même une voiture !!). Mais un chèque de banque peut être très facilement obtenu à n'importe quelle agence moyennant 20 Baths (0,4 Euros) de frais administratifs.

Pas trop dur là, n'est-ce pas ?Imp_ts_2006_Page_1

Tiens, pour vous détendre un peu, voici à quoi ressemble la première page d'un formulaire de déclaration de revenus :

Autre anecdote : le centre français des impôts pour les non résidents m'a lui aussi envoyé un formulaire de déclaration. Je lui ai répondu en lui envoyant une copie de ma déclaration en Thaï. Ils ne m'ont pas encore donné de nouvelles (plus d'un an).

Fin janvier 2008
Comme l'année précédente, je reçois le formulaire PND90 à remplir en double exemplaire.

Mi-février, après avoir réuni tous mes justificatifs et autres documents, je me rends au même bureau de Don Tum où se trouve toujours la même employée.

Mais ce qui devait au départ être un rituel des plus routiniers allait prendre une tournure totalement inattendue suite à une banale erreur d'orthographe.

Dans le code des impôts thaïlandais, il n'existe pas de parts comme en France, mais chaque personne faisant partie du foyer donne droit à un abattement. Il y a donc 30 000 Baths d'abattement pour soi-même, 30 000 Baths pour madame, 15 000 Baths par enfant (+2000 s'ils sont scolarisés) et aussi 30 000 Baths pour chacun des parents d'un membre du foyer s'ils sont pris en charge par celui-ci.
Dans mon cas, comme nous prenons en charge les parents de Pong, nous avons droit à 2x30 000 Baths = 60 000 Baths d'abattement.
Pour pouvoir bénéficier de cet abattement, il faut joindre une photocopie de la carte d'identité des parents concernés ainsi qu'une attestation signée par eux certifiant qu'ils ne sont pas pris en charge par un autre de leurs enfants.

L'année dernière, le nom de famille de mon beau-père avait été mal repris lors de la saisie informatique. Cette erreur avait engendré une incohérence qui a eu pour conséquence que ma déclaration est sortie du circuit de traitement automatisé pour faire l'objet d'un contrôle approfondi. Et la contrôleuse chargée de mon dossier s'est alors rendue compte que j'avais déclaré mes revenus dans la mauvaise catégorie, elle a aussi ressorti ma déclaration de l'année précédente, la première effectuée en Thaïlande et sur laquelle j'étais bien évidemment AUSSI dans la mauvaise catégorie, puisque le "chef" de la première année avait dit qu'il n'était pas sûr et qu'il allait faire vérifier.

Mais comment l'avons-nous appris ?

Nous voici donc devant la même employée du bureau de Don Tum qui, elle aussi, est persuadée que cette année aussi, la procédure de déclaration ne sera qu'une simple formalité. Nous avons vu les abattements, mais il existe aussi des déductions comme, par exemple, les dons aux temples, à des organismes de charité, pour les primes d'assurance-vie et aussi pour les dons aux écoles. La particularité des dons aux écoles est que si l'argent donné est employé pour l'achat de matériel pédagogique (livres, ordinateurs, etc.), il donne droit à une déduction égale au double de la somme donnée.

L'employée qui nous connait avait un doute sur la procédure à suivre pour pouvoir bénéficier du double de déduction et appelle la Direction régionale de Nakhon Pathom à ce sujet. Au cours de la conversation, elle mentionne mon nom et c'est là qu'elle apprend elle aussi avec étonnement qu'un contrôle a eu lieu et que je vais faire l'objet d'un redressement. La contrôleuse est complètement déchaînée au téléphone, commence à évoquer une procédure en douane pour m'empêcher de quitter le pays.

Il s'en suit différents coups de fil entre l'employée, Pong et la contrôleuse de la Direction régionale. Une fois les esprits calmés, elle nous explique qu'un traducteur freelance doit déclarer ses revenus non pas dans la catégories des professions libérales, mais dans une sous-catégorie des salariés qui correspond aux revenus de type "commission". Nous convenons finalement d'un rendez-vous le lendemain matin avec la Directrice des impôts de la région.

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Ça, c'est à peu près la tête que je faisais en sortant du bureau de Don Tum :

Prêts pour la suite ?
            Alors allons-y !!

Le lendemain matin, à 9H00, rendez-vous à la Direction régionale pour voir la "big boss" et expliquer notre situation.

Comme elle parle un excellent anglais, la communication est très facile et elle se rend très vite compte de ce qui s'est passé, surtout en se rendant compte que nous étions parfaitement de bonne fois.

Le "chef" de la première année, de peur de perdre la face en ayant pris une mauvaise décision, a "enterré" le dossier sans jamais faire vérifier si la rubrique choisie était la bonne. Le dossier a donc suivi le cheminement normal, traitement informatisé, puis archivage. De plus, il n'avait jamais évoqué la sous-catégorie dans laquelle je devait déclarer mes revenus.

La contrôleuse de la direction générale a bêtement essayé de composer le numéro de téléphone figurant sur la déclaration de la première année, sans se souvenir que la numérotation a changé entre temps et qu'il faut ajouter un 8 devant le numéro. Elle avait elle aussi "enterré" le truc en le remettant systématiquement sous la pile dans l'espoir que personne ne lui réclamerait quoi que ce soit. Quand sa directrice lui a demandé des comptes, elle a balbutié un truc du genre "je croyais qu'il avait déménagé".

À la fin de l'entretien, la directrice m'a présenté ses excuses en précisant qu'aucune pénalité ni charge ne serait retenue, mais qu'il fallait tout de même que je paie l'arriéré. Elle était même prête à m'accorder des facilités de paiement.

La contrôleuse zélée s'est ensuite confondue d'excuses et nous a donné tous les tuyaux possibles et imaginables pour réduire le montant de l'impôt.
- Les parents de Pong n'avaient pas été déclarés la première année ? Pas de problème : ajoutez-les au formulaire de redressement.
- Elle nous a aussi conseillé de demander aux écoles qui nous ont fait des certificats de les ré-éditer en précisant qu'elles ont utilisé l'argent pour acheter du matériel pédagogique afin que nous puissions doubler la réduction.

Le montant du redressement n'était finalement pas si méchant que ça, grâce notamment à la contrôleuse qui a fait tout son possible pour se faire pardonner sa négligence, et je suis maintenant sûr de remplir ma déclaration dans la bonne rubrique, car à peu près la moitié de la Direction régionale doit être au courant de cet incident.

Cette anecdote m'a aussi permis d'apprécier l'intégrité de l'administration fiscale thaïlandaise qui, à tout moment, m'a considéré comme un contribuable comme les autres et a eu comme préoccupation essentielle de réparer l'erreur commise avec le moins de préjudice possible pour les deux parties.

Ceci dit, il est vrai que ça alourdi pas mal ma charge d'impôt qui, du coup, devient supérieur à celui que je payais en France, mais avec pour différence non négligeable qu'en Thaïlande, il n'y a QUE l'impôt sur le revenu (pas de taxe professionnelle, taxe foncière, impôts locaux, CSG, RDS, etc.).

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14 février 2008

14 Février - Saint Valentin

Si la Saint Valentin est la fête des amoureux un peu partout dans le monde, il existe cependant une particularité en Thaïlande dans le sens où c'est généralement la femme qui offre des fleurs à son amoureux.

Ça n'a pas loupé, mais en plus des fleurs j'ai eu droit cette année à un cadeau un peu plus... disons conséquent sous la forme d'une nouvelle voiture !!

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Il s'agit d'un Isuzu MU-7, la version "familiale" du pick-up D-Max que nous avons. Contrairement aux apparences, ce n'est pas un 4x4, nous nous sommes contentés de la version 2 roues motrices avec boîte automatique pour que Pong puisse également le conduire. Il vient remplacer la Toyota Yaris que nous avons revendu il y a deux semaines et, avec ses 7 places assises, il est nettement plus confortable et aussi plus sécuritaire. Nous gardons le D-Max pour l'instant, car c'est un vrai 4x4 qui a déjà fait plusieurs fois ses preuves au cours de nos voyages chez les montagnards et dans d'autres régions du pays. De plus, nous aurons pas mal de choses à transporter prochainement pour notre "migration" vers Bangkok et là aussi il est très pratique de disposer d'un espace de chargement volumineux.

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Nous sommes immédiatement allés au temple pour faire bénir cette nouvelle voiture par un moine, une tradition très suivie en Thaïlande où tout nouveau moyen de transport y a droit, depuis le scooter jusqu'aux avions de la Thai Airways en passant par les bateaux, les camions et même parfois les vélos.

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09 février 2008

9 Février - Nouvelle piscine

Le nouveau terrain de jeu des filles près de notre maison à Bangkok :

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Mais c'est vrai qu'il manque les éléphants cracheurs d'eau.

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À côté de ça, un bâtiment rempli d'instruments de torture et, le plus surprenant, fréquenté par des gens qui vont VOLONTAIREMENT subir des tortures. J'ai essayé de me faire expliquer de quoi il s'agissait, mais mon thaï n'est pas encore assez bon. J'ai cru comprendre un mot comme "Fit Né" ou encore "Sa Por" (prononciation incertaine). Certains s'obligent à courir sur un tapis roulant, d'autres pédalent sur un vélo qui ne bouge pas d'un millimètre et d'autres encore essaient de soulever des poids avec un savant mécanisme constitué de câbles et de poulies, sans succès d'ailleurs puisque les poids retombent à chaque fois.

Pour l'instant, nous nous contentons de la piscine...

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07 février 2008

7 Février - Sawadi Pi Mai Tjiin

Joyeux Nouvel an Chinois !

Et en plus c'est mon année, celle du rat. Pour en savoir plus, cliquez ici

J'ignore d'où vient l'expression populaire "faire le rat" pour désigner quelqu'un de ... disons économe, mais les astrologues chinois ont recommandé aux Nations Unies de déclarer 2008 année internationale de l'épargne.

La veille, c'est à dire le 6, la communauté chinoise rend hommage aux ancètres. Et pour que lesdits ancètres ne manquent de rien dans l'au-delà, ils leur envoient de la nourriture, des bijoux et aussi de l'argent. Mais comment font-ils me direz-vous ? Et bien c'est tout simple : ils disposent des plats garnis de victuailles devant l'autel des ancètres ou la maison des esprits et ils attendent qu'ils viennent se servir. Une fois les ancètres rassasiés, les vivants mangent les restes. Pour leur envoyer de l'argent, ils brûlent des faux billets qui se trouvent en vente un peu partout à cette occasion. Certains les brûlent avec le plastique d'emballage, ce qui produits des fumées et des odeurs impossibles à décrire ici, j'en ai fais plusieurs fois les frais sur les trottoirs de Bangkok.

20 % de la population thaïlandaise étant d'origine chinoise, des festivités sont organisées un peu partout dans le pays, festivités qui sont bien évidemment accompagnées des animations commerciales appropriées, avec décoration des rues et des magasins.

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Vous l'aurez compris, les chinois adorent le rouge qui est la couleur porte-bonheur par excellence. En voilà encore une, prise à Central World Plaza :

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C'est aussi la période de l'année où les commerces chinois sont fermés. Il s'agit en majorité de petits commerces familiaux où l'on trouve à peu près tout de dont on peut avoir besoin dans une maison ou alors des magasins un peu plus spécialisés, par exemple comme une amie de Pong qui vend uniquement des denrées alimentaires en gros.

Tout le monde travaille : parents, enfants en rentrant de l'école et même la grand'mère qui est souvent chargée de la caisse, le tout au milieu d'un bric-à-brac invraisemblable totalement hermétique à toute notion de gestion de stock informatisée. La configuration la plus courante est une maison à deux niveaux ou plus avec la partie boutique en bas et l'habitation au-dessus. Ils ouvrent quand ils se réveillent et ferment avant d'aller se coucher et ne s'arrêtent JAMAIS !!! Sauf pendant le nouvel an chinois : 3 jours !!

Pour finir, voici le blog d'un jeune français en Chine : http://shanghai2008.over-blog.com/

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04 février 2008

2 Février - Camembert et Beaujolais

Une journée très animée à l'Alliance française, puisque s'y déroulaient les épreuves orales de français pour les élèves thaïlandais qui étudient cette langue. Et comme nous approchons de la fin de l'année scolaire, nous sommes en pleine période d'examen.

De petits groupes, parfois accompagnés d'un ou deux parents, sont assis aux tables de la cafétéria et révisent leurs leçons. Certains, moins timides que d'autres, osent demander conseil aux francophones présents (même s'ils ont l'accent alsacien !!).

Je me suis ainsi retrouvé au milieu d'une petite bande de lycéens de terminale (M.6 dans le système scolaire thaï) qui s'entraînaient à la prononciation de "Camembert" et de "Beaujolais". J'ai eu beau essayer de leur expliquer que "Munster" et "Gewurtztraminer" se prononçaient plus facilement, ils s'en sont strictement tenus à leur cahier de révision et sont restés insensibles à mes tentatives de détournement culturel.

Le plus amusant était de leur expliquer en anglais certaines subtilités de la langue française. Je leur ai ainsi souhaité un "Merde" amical et en les voyant parcourir frénétiquement leurs dictionnaires pour ensuite lever un regard interrogateur, j'ai quand même fini par leur expliquer que c'était la manière française de souhaiter bonne chance avant une épreuve. Ils sont ensuite partis joyeux subir l'épreuve du feu en se lançant mutuellement des "Merde" devant les regards intrigués de leurs amis.

Je ne sais pas comment ça s'est déroulé, les filles sont sorties de leur cours avant la fin des examens et nous sommes ensuite allés nous ballader à Lumpini Park où elles se sont défoulées sur l'aire de jeu.

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Le "poumon de Bangkok", en plein centre du quartier d'affaires.

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En soirée, séance collective d'aérobic

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02 février 2008

26 Janvier - Gastronomie

Quelle est le point commun entre le couscous, la choucroute, les moules-frites et le Mboto à l'oseille ?

Tous ces plats proviennent de pays francophones (si, si, la choucroute aussi !!) et DSC09498ont été proposé, entre autres spécialités, lors de la journée de la francophonie qui se tenait à l'Alliance française le samedi 26 janvier.

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Les activités ont commencé par un concours de pétanque, une discipline dans laquelle la Thaïlande a été plusieurs fois championne du monde. Ce sport, importé par la mère du roi actuel, est en effet très populaire et les plus petits villages possèdent leur boulodrome. Chaque participant s'est vu offrir un tee-shirt dont le motif très original (ci-contre) illustre la fusion culturelle entre les deux pays.

En effet, l'histoire entre la France et la Thaïlande est très ancienne puisque les premiers ambassadeurs de ce qui s'appelait à l'époque le Siam sont arrivés en France à la fin du XVIIème siècle, pendant le règne de Louis XIV.
Voici un site qui retrace cette période http://www.memoires-de-siam.com.

Autres page méconnue de l'histoire : les premiers pilotes siamois ont été formés en 1911 à l'Aéroclub de France et le Siam sous le règne de Rama VI a été le premier pays d'Asie à posséder un programme d'aviation. Un film qui vient de sortir sur les écrans retrace les premiers balbutiements de ces pionniers : http://www.firstflightmovie.com/

Mais revenons à notre journée de la francophonie et examinons ce avec quoi ils ont rempli nos assiettes.

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Il s'agit respectivement de cassoulet, de choucroute et de couscous. Je tiens ici à féliciter les cuisiniers thaïlandais du Café 1912 de l'Alliance Française qui ont réussi le tour de force de donner le même goût et presque la même texture à ces trois plat d'origines totalement différentes.

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Une petite démonstration de boxe française pour digérer, un sport qui est assez proche de la boxe thaïe et qui a permis à la France de prendre sa revanche sur la pétanque en étant plusieurs fois championne du monde. Les points communs entre nos deux pays sont plus nombreux qu'on pourrait le penser.

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Un petit dessert pour finir l'après-midi, heureusement il avait un goût différent du cascouscroute.

Il y avait également d'autres activités, notamment des concours de scrabble en français pour les étudiants thaïs, des quizz sur la France et l'Europe ainsi que le jeu Questions pour un champion, lui aussi pour les étudiants thaïs. Pour nous, ça a été une occasion d'échanges intéressants avec des thaïs francophones à qui j'ai eu l'occasion d'apprendre la prononciation de mots très importants de notre vocabulaire : Camembert et Beaujolais.

Posté par Thailsacien à 21:02 - Histoire et culture - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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